Nightfall de Jake Halpern et Peter Kujawinski

Nightfall ban

★★★★★ (4,75/5) — « La Nuit de Bliss m’a très facilement happée dans son atmosphère tendue et glacée, et j’ai adoré plonger dans cette course incertaine contre le temps et l’inconnu. »

Nightfall

« FUYEZ LA NUIT OU NOUS VOUS POURCHASSERONS. »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre  : Nightfall
Auteur : Jake Halpern et Peter Kujawinski
Editeur : Pocket Jeunesse
Genre : Fantastique, Jeunesse, Suspense, Thriller
Parution originale : 22 septembre 2015
Parution française : 06 avril 2017
Nombre de pages : 320

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Sur l’île de Bliss, quatorze années de Nuit vont bientôt succéder à quatorze années de Jour.
Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village.
Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

⇢ AVIS

8
MARION
Note : ★★★★★ (4,75/5)

Je suis rarement attirée par les livres (ou films d’ailleurs) où suspense, frissons et thriller sont les maîtres mots. Et pourtant ‘Nightfall’ m’est apparu comme une évidence quand j’ai lu son résumé : il fallait que j’en sache plus.

Et me voilà donc lancée ! Bon, j’avoue très franchement, au début, j’ai eu un peu de mal à m’y plonger réellement. Ceci dit, comme pour tout nouvel univers, il fallait bien une phase de mise en place qui, si elle ne m’a pas tellement emballée, ne m’a pas déplu pour autant : on apprend à connaître les uns et les autres, quelques éléments importants pour la suite nous sont dévoilés et on commence à entre-apercevoir le danger que peut être l’île dans sa phase nocturne. Cependant, j’ai trouvé cette phase d’introduction un peu longue avec quasiment une centaine de pages sur les trois cent vingt que compte le livre.
L’histoire commence à la fin du Crépuscule, à la Tombée de la Nuit, et on sent bien l’urgence qu’il y a à préparer le départ comme il faut. Les règles sur Bliss sont claires ; s’il faut être parti avant la Nuit, il faut également remettre les maisons dans l’état exact où elles ont été trouvées en revenant quatorze années plus tôt. Nés au début du Matin, Marine, Kana et Liam se prêtent bon gré mal gré aux rituels imposés, mais quand à l’heure du grand départ Liam est porté disparu, Marine et Kana n’hésitent pas à risquer leurs places sur les bateaux pour partir à sa recherche, malgré les légendes des anciens et les avertissements qui leur ont été distillés par les adultes tout au long du Crépuscule.
(Vous remarquerez à cette occasion que le quatrième de couverture n’est pas tout à fait exact, puisque nos héros ne « décident » pas de rester sur l’île, c’est plus un malheureux concours de circonstances.)

Comme je le disais plus haut, j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire. Pourtant, une fois les bateaux partis, une fois la Nuit tombée et nos héros coincés sur l’île, je n’ai plus lâché le livre. Il fallait que je sache. Le Jour fuit devant nos yeux, et avec la Nuit qui tombe montent l’angoisse, le suspense et l’appréhension de ce qui va/peut arriver ensuite. Il n’y a plus le choix que de fuir, mais peut-on réellement fuir lorsque ce qui nous poursuit est plus grand, plus fort et mieux armé ?
Dès les dernières lueurs du Jour, on est plongé dans une ambiance parfaitement maîtrisée, pesante et prenante pour peu qu’on se laisse prendre au jeu. Le fait que l’histoire se déroule dans une obscurité où l’on ne distingue presque rien, dans un silence où le moindre bruit est suspect et dans un froid qui s’intensifie au fil du récit n’a fait que renforcer cette dimension sombre et addictive du roman, et augmenter la tension et le sentiment d’urgence qui m’ont saisie lorsque je suis entrée dans la Forêt avec Marine, Kana et Liam. Les créatures, l’obscurité, les bruits, les silences, le fait de ne pas savoir vraiment où on va ni où on met les pieds, tout cela contribue avec brio à nous plonger dans cette atmosphère haletante qu’ont voulu les auteurs.

D’ailleurs, l’idée de baser les trois quarts de ce roman sur une peur humaine (la peur du noir, de l’obscurité totale, de la nuit) est à mon avis très intéressante. Je dirais même que c’est justement ce qui fait que ça marche, car qui n’a pas peur de se retrouver piégé dans une obscurité oppressante remplie de monstres qu’on ne peut pas voir ?
Les auteurs ont de plus choisi un style simple et des chapitres assez courts (pas plus de trois ou quatre pages), un rythme enlevé efficace qui ne laisse aucun temps mort. Ce roman est en fait comme une fuite en avant palpitante, une course contre la montre pour une survie qui n’a rien d’évident, et ma foi, ça a marché pour moi.
Mon seul bémol serait peut-être une fin un peu (beaucoup ?) trop ouverte. D’un côté, elle colle bien avec le fait que les auteurs se soient surtout concentrés sur la Nuit et les secrets qu’elle renferme, mais en même temps, je l’ai trouvée terriblement frustrante car j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur l’ « après ».

Néanmoins, malgré ces quelques petites réserves, la Nuit de Bliss m’a très facilement happée dans son atmosphère tendue et glacée, et j’ai adoré plonger dans cette course incertaine contre le temps et l’inconnu. J’ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman jeunesse qui, pour moi, a rempli son contrat en m’offrant une bonne dose d’adrénaline.

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