Dernier été à Tokyo de Cecilia Vinesse

★★★★★ (4.5/5) — « Ce roman explore avec douceur les liens qui peuvent se créer, l’amour, l’amitié, les relations fraternelles et familiales, ainsi que les choix qui peuvent en découler, sur un magnifique fond de promenade à travers un Tokyo parfaitement retranscrit. »

« Ce roman est une lettre d’amour à Tokyo »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre original : Seven days of you
Auteur : Cecilia Vinesse
Genre : romance, young adult
Nombre de pages : 352

⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

6 jours, 
19 heures, 
24 minutes… 
Pour Sophia, le compte à rebours a commencé ! 
Sophia, 17 ans, a une semaine pour dire au revoir à Tokyo et à son groupe d’amis expatriés. Mais ses adieux sont gâchés par le retour surprise de Jamie, avec qui elle a toujours eu une relation compliquée. Alors que tout s’écroule autour d’elle, Jamie se révèle pourtant le seul sur qui elle peut compter. Peut-être n’est-ce pas trop tard pour leur histoire ? Mais que peut-on construire, lorsqu’on n’a que sept petits jours ?

⇢ AVIS

8
MARION
Note : ★★★★★(4.5/5)

À sa sortie en juin dernier, ce livre ne m’avait pas particulièrement attirée. Je l’avais donc gentiment oublié jusqu’à ce que, la semaine dernière, j’ai eu cette envie pressante et irrépressible de l’ouvrir. Peut-être était-ce dû au fait que Tokyo me manque particulièrement en ce moment, mais toujours est-il que je n’ai pas hésité une seconde.

L’histoire de Sophia est douce et belle, et elle s’accorde parfaitement à l’univers coloré et somme toute assez impersonnel de cette grande mégapole. Comme la plupart des tokyoïtes, Sophia et ses amis vivent entre eux, dans leur propre bulle au sein de l’énorme ville, et pendant une semaine de leur vie, les sept derniers jours de Sophia à Tokyo, nous sommes les témoins de leur histoire et de leurs petites habitudes.
Ils vivent sous nos yeux comme si nous n’étions pas là, et si nous sommes brutalement plongés dans leurs vies, c’est tout aussi soudainement que tout s’arrête, d’un coup, à la fin de la semaine, avec le départ de Sophia. C’est l’une des règles du jeu qui nous a été précisée dès le début, sept jours, et c’est tout ; à nous d’imaginer la suite, et j’ai aimé ce pari de l’auteure.
Ce couperet nous est d’ailleurs sans cesse rappelé avec la présence d’un compte à rebours en tête de chaque chapitre : à mesure que le temps défile, on saisit mieux ce sentiment d’urgence et d’inéluctabilité qui s’empare de Sophia. Et comme par une cruelle ironie du sort, c’est justement lors de cette dernière semaine que tout se précipite, que les visages des uns et des autres vont enfin se dévoiler, et que Sophia devra faire ses choix.

Je le disais en introduction, j’ai aussi et surtout lu ce roman pour y retrouver Tokyo, et c’est exactement ce qui s’est passé, et même mieux. Il y a dans ce livre les échos de mes voyages et de la vie de mes ami.e.s sur place, les lieux magnifiques, les sorties jusqu’à pas d’heures, les karaoke, le fameux Shibuya crossing qui fascine tant, la tolérance un peu désabusée des Japonais à l’égard des comportements pas toujours conformes des gaidjin… Au bout du compte, ce livre a su combler mon manque de Tokyo. C’était exactement ce que je venais y trouver.
L’auteure ne lésine pas sur les détails, utilise les noms et les lieux tels qu’ils sont vraiment, sans les adapter ni les modifier, et les problèmes quotidiens que Sophia rencontre (notamment à cause du fait qu’elle ne parle pas japonais) sont ceux auxquels on peut se retrouver confrontés sur place. Dès les premières lignes, ce roman a un goût de voyage et de dépaysement comme j’en ai rarement ressenti ailleurs, et cette plongée dans un Tokyo plus vrai que nature est un véritable bonheur.

‘Dernier été à Tokyo’ explore avec douceur les liens qui peuvent se créer, l’amour, l’amitié, les relations fraternelles et familiales, ainsi que les choix qui peuvent en découler, sur un magnifique fond de promenade à travers la capitale nippone.
Une chose est sûre, vous ressortirez de cette lecture en ayant réellement eu l’impression d’avoir été à l’autre bout du monde !

⇢ ACHETER

Broché — Amazon (17,90€)
Ebook — Amazon, Fnac (12,99€)

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