Phobos, tome 1 de Victor Dixen

★★★★★ (4,75/5) — « Victor Dixen a réveillé une partie de mon enfance en créant un univers cosmique extrêmement immersif, dans lequel j’ai pris plaisir à voyager. Cependant je regrette que le cadre de cette dystopie soit si commun, même si le résultat final reste tout à fait plaisant et fortement addictif. »

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« Il est trop tard pour regretter. »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre : Phobos, tome 1
Auteur : Victor Dixen
Editeur : Robert Laffont
Genre : jeunesse, science-fiction, littérature française, dystopie
Parution : 11 juin 2015
Nombre de pages : 448

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

⇢ AVIS

8
STEVEN
Note : ★★★★★ (4,75/5)

Mais pourquoi faut-il toujours que je tombe sur des cliffhangers énormes comme celui-ci ? Cela me blase positivement et ne me laisse aucun autre choix que de continuer cette saga si addictive. D’ailleurs je ne te remercie pas Laura, toi qui m’a si fortement conseillé cette dystopie qui attisait depuis bien trop longtemps ma curiosité car, comme tu le pressentais, me voilà complément accro.

Ce premier tome a frôlé le coup de cœur tellement l’histoire, l’univers et le style de Victor Dixen sont incroyables et fascinants à lire. Le seul reproche que je formulerais, bien que ce fut bénéfique pour l’auteur, c’est la forte inspiration ou du moins l’influence qu’a eu ‘Hunger Games‘ sur son travail. Je me trompe peut-être mais j’ai eu l’impression que la majorité du cadre de cette saga mondialement connue a été repris sans pour autant être du simple copier/coller. Malgré ces quelques similarités, l’auteur est parvenu à créer son propre univers, dans lequel je n’ai eu aucun mal à entrer, et mieux encore, où j’ai eu l’impression d’être partie intégrante tellement j’ai été captivé par ce qu’il se déroulait devant mes yeux et dans mon esprit. C’est là, le point fort de sa plume. Outre les personnages et les scènes poignantes dont je parlerai plus tard, j’ai cru m’être installé devant un film de science-fiction pure, dont je ne pouvais détourner le regard. Avec simplicité et fluidité, doublé d’énormément de dynamisme, Victor Dixen nous transporte en plein cœur de l’espace et rend ce si vaste univers complètement familier. De plus, en se servant de la télé-réalité comme idée première à son œuvre, j’ai eu l’impression d’être face à une énième saison de ‘Secret Story’ ou autre émission de ce genre. Il dresse, d’ailleurs, une véritable critique de ce mode de divertissement dans lequel pour de l’argent, les producteurs sont prêts à sacrifier leurs candidats, bien souvent en mal d’amour et/ou de reconnaissance, afin d’assouvir les attentes du public.

C’est, par conséquent, le point clé de cette dystopie. Ces héros, dont nous suivons principalement Leonor, notre jeune française désirant trouver l’amour sur la planète Mars, se révèlent au lecteur comme de simples figurants de la vie, auquel chacun peut s’identifier sans difficulté. J’ai vraiment un coup de cœur pour chacun des protagonistes de ce roman, que je ne peux malheureusement pas tous citer. Derrière leurs prouesses intellectuelles ou leur physique de rêve, se cachent des faiblesses insoupçonnées que Victor Dixen dévoilera sans retenue tout au long de cette aventure. Même si cela peut paraître quelque peu voyeur, ma curiosité était piquée au vif à chaque fois. Cela démontre une nouvelle fois à quel point l’être humain peut s’avérer être curieux même si cela peut en devenir par moment assez malsain. De plus, ce huis clos décuple les émotions et réactions de nos tendres candidats, mais pas seulement, car j’ai eu, moi aussi, l’impression de souffrir de leurs maux du fait de mon immersion totale dans ce jeu de l’amour. L’évolution de ce groupe sera très discrète dans ce premier volet et j’espère être surpris dans ma future lecture.
Surtout que les antagonistes m’ont eux aussi complément conquis, ce qui reste bien rare pour ma part. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils m’ont touché mais j’ai eu assez souvent pitié de ces victimes, prises au piège par leur propre cupidité et soif de pouvoir. Il est intéressant de découvrir la psychologie et la force qui poussent chacun à persévérer dans la voix du succès, qu’il soit éphémère ou non.

L’auteur maîtrise parfaitement son sujet et mène vraiment le lecteur par le bout du nez. Sa plume se révèle parfaite dans les descriptions, parsemées de véritables images du vaisseau spatial ou autres, m’immergeant encore plus dans son univers et en ses lieux. Sans nous noyer sous de trop nombreux détails, il en offre assez au lecteur pour donner une véritable crédibilité. J’espère d’ailleurs qu’une chose, même si cela me fait peur de l’admettre, c’est que cette saga soit adaptée au cinéma pour que tout le monde puisse s’émerveiller comme je l’étais lors de ce voyage au cœur d’un univers cosmique aussi dangereux qu’envoûtant, dont je rêve d’être à mon tour le héros. L’espace me fascine autant qu’il me pousse à me questionner et même si je rêve qu’il soit possible un jour d’y voyager ou d’y vivre, cela m’effraie malgré tout. Comment être certain que nous sommes la seule espèce vivante dans cette infinie galaxie regroupant tant de planètes. Bref, je m’évade un peu… Tout ça pour dire que Victor Dixen a réveillé une partie de mon enfance et je dois bien admettre qu’il m’a bluffé. Je n’en lis pas souvent, ne me blâmez pas, mais j’admets que la littérature française regorge de talents, comme cet auteur. Pour vous dire, même les scènes débordantes de sentiments sont, elles aussi, très bien écrites et m’ont touché. Il ne fait pas dans l’excès et reste très souvent vraiment succinct quant aux sentiments de ses personnages. Cependant, le semblant de triangle amoureux m’a un peu agacé du fait de sa prévisibilité et de son inefficacité. Heureusement d’une manière générale ce premier tome est rigoureusement bien construit. Le prouve sa finalité au cliffhanger énorme dont je ne me suis toujours pas remis à l’heure où j’écris cette chronique. Nul doute que le second tome m’attend déjà bien sagement afin que je puisse continuer cette traversée de la galaxie jusqu’à la destination finale : Mars.

En conclusion, vous l’aurez compris, le premier tome de cette saga regorge de surprises et même s’il reprend les grandes lignes d’autres dystopies connues, Victor Dixen s’en sort néanmoins avec brio. Le voyage que vous vous apprêtez à effectuer vous ébranlera autant qu’il vous fascinera et ce jusqu’à la dernière page qui une fois lue vous laissera totalement bouche bée.

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14 commentaires

  1. J’ai adoré ce premier tome pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur! Comme toi, le cliffhanger de fin a été terrible mais je n’ai toujours pas lu la suite, qui m’attend bien sagement dans ma bibliothèque ainsi que Phobos Origines, car je ne veux pas être trop torturée en attendant le dernier tome. Mais je pense que sa lecture ne saurait tardé vu que la suite sort à la fin de l’année!

    Bon dimanche

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    • Impossible pour moi de m’arrêter en si bon chemin. J’espère surtout que la fin du second tome ne sera pas aussi ouverte, car ça sera long jusque novembre.
      Très bon dimanche à toi aussi.

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  2. Je suis assez mitigée sur cette saga. Le côté six hommes, six femmes, six minutes chaque semaine pour se parler m’intriguent et me donnent envie de lire le livre mais d’un autre côté, j’ai peur que ce soit trop axé sur la romance et en lisant la synopsis j’ai du mal à visualiser où veut nous emmener l’auteur avec cette histoire ^^;

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  3. Je suis bien contente (malgré le cliffhanger final) de t’avoir conseillé à plusieurs reprises cette saga. En plus, tu as su te libérer des références sur lesquelles Victor Dixen a pioché des idées et je suis super contente que tu as adhéré à ce premier tome. J’espère que les prochains te captiveront autant. L’avantage avec moi, c’est que mon appréciation va crescendo et je souhaite que la tienne ne descende pas au fil des tomes !

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    • Et moi je te remercie encore d’avoir insisté sur la plume de l’auteur qui, nous sommes d’accord, est vraiment addictive et excellente dans ce genre. J’ai hâte de le découvrir à l’oeuvre dans ses autres romans.
      Pour le moment le second tome me plait tout autant, sauf le début un peu trop lent pour ma grande impatience.

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  4. J’ai adoré ce premier tome. Il m’a vraiment tenue en haleine jusqu’à la fin et quand cette dernière page arrive on reste « Paf ». On ne veut qu’une seule chose, la suite 🙂
    Qui personnellement m’a un peu déçue mais bon…Reste à voir le tome 3 🙂
    Je ne sais pas encore si je lirai les Origines par contre 🙂
    A suivre donc…

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