Prémonitions d’Alice Hoffman

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★★★★☆ (4/5) — « Ce roman était vraiment agréable à lire, grâce au récit que l’auteure nous livre sur la famille Sparrow. Cependant, si vous souhaitez lire du fantastique, je vous conseillerais de porter votre choix sur un autre roman, car comme moi, vous risquez d’avoir un goût de trop peu. »

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⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre original : The Probable future
Titre français : Prémonitions
Auteur : Alice Hoffman
Editeur : France Loisirs / Belgique Loisirs
Genre : fantastique, littérature étrangère
Parution originale : 07 août 2003
Parution française : janvier 2007 (première parution par Flammarion le 07 mars 2006)
Nombre de pages : 536

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Stella a treize ans, des parents tout juste divorcés et un don lourd à porter : elle devine à l’avance quand et comment les gens vont mourir. Affectée par l’éclatement de sa famille, Stella essaie d’échapper à une mère trop étouffante et cherche à trouver un sens à ce don extraordinaire dont elle a hérité à l’adolescence. Mais sa vie bascule lorsque son père est accusé de meurtre. Persuadée qu’elle est la seule à pouvoir le sauver, Stella retourne alors dans son village natal pour tenter de percer le terrible secret qui pèse depuis toujours sur sa famille. Prémonitions signe le grand retour d’Alice Hoffman au réalisme magique, dont elle exploite toute la portée symbolique : son inimitable talent de conteuse est mis au service d’une intrigue à la croisée du fantastique et du roman psychologique.

⇢ AVIS

8
NADEGE
★★★★☆ (4/5)

Cela ne faisait pas longtemps que ce livre était dans ma PAL, mais j’ai décidé de l’en sortir afin de répondre au thème du challenge ‘Un genre par mois‘, qui a mis le fantastique et l’horreur à l’honneur en ce mois d’octobre. L’aspect fantastique m’a cependant beaucoup manqué dans ce roman, puisque l’auteure nous livre plutôt une fresque historique de la famille Sparrow.

Prémonitions… Serait-ce un don ou une malédiction ? Stella Sparrow va très vite le découvrir, alors que le jour de son treizième anniversaire, elle se découvre cette incroyable faculté. Comme toutes les femmes Sparrow de la famille avant elle, elle possède un don qui fait d’elle une jeune fille tout à fait particulière. Ainsi, elle voit à l’avance, comment les personnes vont mourir. C’est notamment le cas de cette jeune femme croisée dans un bar. Souhaitant écarter celle-ci de son destin funeste, Stella embarque son père dans une affaire dont il ne sortira pas indemne.

Alors que je m’attendais à voir Stella découvrir son don et l’apprivoiser, nous assistons plutôt à un voyage dans la ville très reculée des Etats-Unis, Unity où a vécu la lignée Sparrow. Nous découvrons ainsi tout au long du roman, l’histoire de cette ville où tout le monde se connaît ainsi que le passé de cette famille si mystérieuse. Je dois donc avouer que j’ai été un peu déçue que cette part fantastique qui me semblait être le point central de l’histoire, soit relégué au second plan. J’ai eu un goût de trop peu concernant les révélations faites sur ce don si particulier.

Cependant, je reconnais que découvrir l’histoire de la famille Sparrow m’a beaucoup plu. D’une part, car la lignée est uniquement composée de femme. Ce qui la rend déjà assez particulière. Ensuite, chacune d’entre elle possède une faculté particulière : Rebecca, la première du nom, ne ressentait pas la douleur. Ainsi, même en ayant été touchée et marquée par 10 flèches lancées par des enfants, elle n’a rien ressenti. Elinor, la mère de Jenny et grand-mère de Stella a la faculté de discerner les personnes qui mentent. Jenny quant à elle parvient à voir les rêves des autres. L’ensemble donne un florilège incroyable et intéressant. On se doute cependant que ses dons n’ont pas toujours été bien vus. Ainsi Rebecca fut accusée de sorcellerie et assassinée par ‘accident’.

Le village de Unity n’aurait cependant pas été le même sans ces femmes incroyables. Et on en prend conscience en lisant leur histoire, à travers la plume de l’auteure, mais également à travers les récits des personnages. Notamment celui de Matt Avery, le frère de Will et oncle de Stella. Ayant consacré sa thèse à cette famille, on découvre grâce à lui énormément de choses tirées des écrits des anciens habitants. Cette manière de dévoiler des éléments de l’histoire à travers les actions des personnages m’a aussi beaucoup plu. On découvre ainsi les choses petit à petit, ce qui permet à Alice Hoffman de garder notre intérêt tout au long du roman. Car celui-ci peut sembler bien long – d’ailleurs les chapitres ne semblent pas seulement l’être, mais le sont clairement – mais il se lit finalement très rapidement et très facilement. Cela viendrait-il du style de l’auteur ou de l’objet-même de l’histoire ? Je n’arrive pas à trancher, je dirais donc qu’il y a un peu des deux.

Concernant les personnages, ils sont très nombreux (l’auteure nous présente presque tous les habitants de Unity). Étonnamment, cela ne m’a pas dérangée cette fois-ci (alors que d’ordinaire, j’ai dû mal à m’intéresser à tous les personnages quand il y en a de trop), j’ai même trouvé intéressant de tous les découvrir, voire pour certains de les côtoyer davantage. C’est notamment le cas de Matt. Au départ, on imagine en lui un personnage secondaire mais il prend finalement de plus en plus d’importance au fil de l’histoire, ce qui m’a ravie. Je pense qu’il est celui que j’ai préféré dans ce livre.

En conclusion, ce roman était vraiment agréable à lire, grâce au récit que l’auteure nous livre sur la famille Sparrow. Cependant, si vous souhaitez lire du fantastique, je vous conseillerais de porter votre choix sur un autre roman, car comme moi, vous risquez d’avoir un goût de trop peu.

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