Les Anges déchus, tome 3 : Silence de Becca Fitzpatrick

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★★★★★ (5/5) — « Ce récit, étant bien plus rythmé que ses prédécesseurs, ne laisse aucune place à l’ennui et crée une véritable addiction. Chaque fin de chapitre me poussait au suivant, à tel point qu’il m’a été difficile de fermer ce roman dont l’univers et les personnages restent d’une sensibilité pure et poignante. »

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« Un amour interdit au coeur d’une guerre millénaire. »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre original : Silence
Titre français : Les Anges déchus, tome 3 : Silence
Auteur : Becca Fitzpatrick
Editeur : MsK
Genre : jeunesse, fantastique
Parution : 07 mars 2012
Nombre de pages : 405

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Quand elle se réveille dans le cimetière où repose son père depuis des années, Nora est perdue. Que fait-elle ici en pleine nuit ? Et qui est cet étrange personnage vêtu de noir dont l’image la poursuit ? Sous le choc, la jeune fille va comprendre qu’elle a disparu depuis plusieurs mois et qu’elle ne garde aucun souvenir de cette période.
Alors qu’elle tente de reprendre une vie normale, Nora est hantée par des visions surréalistes des habitants de son passé dont elle avait oublié l’existence. Parmi eux, l’énigmatique Jev, qui semble en savoir beaucoup plus sur son compte qu’il ne veut bien l’admettre. En allant à la recherche de son histoire, Nora ignore qu’elle s’engage dans un conflit séculaire dont il lui sera difficile de sortir indemme.

⇢ AVIS

8
STEVEN
Note : ★★★★★ (5/5)

Explosif… Voilà comment résumer le troisième volet de cette saga bercée par un univers hors du commun de plus en plus accrocheur, dont l’évolution des personnages et du style ne font qu’accroître au fil des tomes, et dont l’auteure fait limite table rase.

J’ai peur d’éternellement me répéter mais, j’adore, non, j’aime véritablement Nora et Patch. Ces personnages sont vraiment la force première de cette série et après avoir traversé bien des déchirures dans le précédent volet, l’auteure nous laissait percevoir des jours meilleurs pour notre couple adoré, sauf qu’il n’en est rien. Dès les premières pages le lecteur est plongé dans un cimetière à l’atmosphère lugubre et étouffante où il fera face à l’allégeance de Patch face à son ennemi juré, le néphil – créature céleste dont les anges déchus prennent possession – et père biologique de Nora, Hank Millar. Pour sauver sa belle de ses griffes, Patch prendra la plus cruelle décision de toute son existence.
C’est ainsi qu’après ce prologue renversant, nous suivrons de nouveau les traces de notre héroïne, Nora, errant dans ce fameux cimetière après trois mois de disparition troublante. Alors qu’elle pensait son cauchemar terminé, Nora n’aura aucun souvenir de ces cinq derniers mois, sauf d’une simple lueur noire, ne lui étant pas tout-à-fait étrangère. Tout au long de ce récit, elle tentera vainement de savoir qui se cache derrière sa disparition et pourquoi elle a eu lieu, et tandis que certains souvenirs remonteront à la surface, elle ne saura plus à qui se fier ni en qui avoir véritablement confiance. Elle ne pourra s’accrocher qu’à sa propre intuition, c’est ainsi que son évolution sera incroyable. J’ai vraiment été surpris par le caractère beaucoup plus affirmé qu’elle détient dans ce tome. Elle en fera bien souvent qu’à sa tête afin de percer le mystère de son amnésie passagère, et plus Nora se souviendra, plus le lecteur fera face à des révélations surprenantes auxquelles je ne m’attendais absolument pas, alors même qu’il s’agit d’une relecture.

Tout comme ses personnages, le récit et la plume de Becca Fitzpatrick évolue de manière agréablement surprenante et positive. Alors que je le lui faisais le reproche d’user par moment de facilité et d’utiliser le même cadre dans ces deux précédents écrits, fort est de constater qu’elle fait table rase avec ce roman. Elle gagne énormément en maturité et offre une aventure sombre et intimement poétique. J’ai été encore plus profondément touché et submergé par les moments forts, remplis d’émotions et de sentiments puissants, qu’il s’agisse d’amour ou non. Sa plume ne démérite toujours pas lorsque certaines vérités sont dévoilées, elle manie avec une main de maître les retournements de situation à tout va, et n’hésite pas à ressasser le passé afin d’en sortir quelques fantômes. Puis, si je lui reprochais précédemment de ne pas en dévoiler davantage sur la mythologie qu’elle dépeignait dans son œuvre, je n’ai ici aucunement ressenti ce manque du fait qu’elle parvient enfin à répondre à toutes les questions que je me posais. De plus ce récit est bien plus rythmé que ses prédécesseurs. Il ne laisse aucune place à l’ennui et crée une véritable addiction. Chaque fin de chapitre me poussait au suivant jusqu’à ce que j’atteigne le dernier. A tel point qu’il m’a été difficile de fermer ce roman. Les derniers pages m’ont laissé pantelant face à l’avenir de nos personnages dont seul l’amour, quasiment palpable au travers des mots, ne laisse aucune surprise. J’en attends énormément de ce dernier tome dont, à bien y réfléchir, je ne me rappelle que quelques passages.

En conclusion, il ne fait aucun doute que Becca Fitzpatrick a placé la barre très haut avec cet avant dernier tome. J’avais oublié à quel point cette saga évoluait au fil des tomes, s’assombrissant de plus en plus et entraînant sans limite le lecteur dans cette déchéance remplie de sentiments poignants dont Nora et Patch débordent, ce qui ne cesse de toucher le lecteur.

⇢ ACHETER

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