Scavenger, tome 1 : Zoïd de Paul Stewart et Chris Riddell

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★★★★☆ (3,75/5) — « Je ne savais pas vraiment ce que j’allais découvrir en m’attaquant à ce roman mais je dois reconnaître que même s’il s’agit d’une lecture destinée aux plus jeunes, j’ai passé un agréable moment lors de sa lecture. Porté par une plume fluide et par de magnifiques dessins, je n’ai pas vu les pages défiler. »

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« Robos VS Humains : la bataille commence. »

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre : Scavenger, tome 1 : Zoïd
Auteurs : Paul Stewart et Chris Riddell
Editeur : Milan
Genre : jeunesse, science-fiction
Parution française : 13 avril 2016
Nombre de pages : 288

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

« Pour les zoïds, les humains sont de la vermine. Ils voudraient nous effacer du paysage. Mais ça n’a pas toujours été comme ça. A l’époque du lancement, les robots étaient à notre service. Et puis, quelque chose a changé chez eux, ils sont devenus des zoïds meurtriers. Ce sont eux les maîtres, et nous sommes leur gibier. »
York est un scavenger. Il combat les zoïds, c’est sa mission. Quand ces robots lancent une attaque-surprise contre les humains, York parvient à leur échapper. Mais il doit fuir, se cacher. Seul. Dans une inextricable forêt de métal, privé d’amis et de repères, York devient la proie.

⇢ AVIS

8
STEVEN
Note : ★★★★☆ (3,75/5)

Avant de commencer je tiens à remercier Babelio et les éditions Milan pour la confiance qu’ils m’ont accordé au travers de ce partenariat. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais découvrir en m’attaquant à ce roman mais je dois reconnaître que même s’il s’agit d’une lecture destinée aux plus jeunes, j’ai passé un agréable moment lors de sa lecture.

Deux choses se sont démarquées de manière positive et avec aisance dans ce livre. Ces deux aspects sont parfaitement opposés mais tout autant complémentaires et m’ont permis une immersion totale dans l’univers idéalement futuriste présenté par l’auteur.
Nous découvrons au travers de notre héros, York, un univers de science fiction riche et dense où j’ai apprécié voyager avec des compagnons de route tous plus originaux les uns que les autres. Nous faisons en premier lieu la découverte d’un vaisseau spatial, appelé Biosphère, créé par les humains afin de se rendre sur une autre planète depuis la Terre qui, du fait de son endommagement conséquent, ne pouvait plus suffire à la survie de notre population. Ce vaisseau ne devait servir que provisoirement pendant cette traversée intergalactique mais une révolution a eu lieu en son sein et une guerre sévit depuis des centaines d’années entre les robots, eux aussi créés par les humains et les derniers survivants, empêchant notre population de se rendre sur cette nouvelle Terre promise. Nous découvrons d’ailleurs une immense palette de robots dont chacun détient un rôle bien défini dans les tâches qu’il doit accomplir, comme la maintenance du vaisseau par exemple.
Bien que parfaitement viabilisé à l’aide d’une très haute technologie, ce nouvel environnement m’a paru froid et austère. Je m’attendais à un vaisseau spatial reprenant les fondements de notre planète mais c’est tout l’inverse. Aucune once de vie à part celle du reste de notre population ne règne sur cet univers où je me suis vite retrouvé noyé par les centaines de visses et autres outils électroniques pouvant exister. Ce décalage m’a vraiment plu et j’ai vraiment apprécié voguer dans cette capsule. De plus l’auteur utilise un vocabulaire spécifique à son univers ce qui permet d’entrer encore plus facilement dedans et offre une évasion totale sans pour autant nous perdre dans un langage codé.

Malgré tout le travail réalisé par Paul Stewart, cette immersion n’aurait pas été possible sans l’aide des illustrations réalisées par Chris Riddell. Celles-ci ponctuent à chaque page le récit qui nous est conté. J’ai trouvé ces dessins parfaitement bien réalisés et collant parfaitement à l’ambiance créée par l’auteur. De plus, ces illustrations m’ont permis de mettre des images concrètes sur un univers parfois si difficile à imaginer avec ce genre littéraire. J’ai souvent eu l’impression de regarder un film plutôt que de lire un roman. Mélanger la plume et les pinceaux n’est pas forcément un procédé unique et original mais c’est bien la première fois que je le rencontre, en dehors des bandes dessinées, et cela m’a surpris au premier abord puis totalement conquis.

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Voici un aperçu de son travail

Les personnages que nous dévoile l’auteur sont eux aussi très intéressants et même s’il s’agit d’un roman destiné à un jeune public, je les ai trouvés relativement travaillés et intéressants. York, notre jeune héros orphelin, des suites de la guerre qui a lieu entre les Zoids – robots qui sont parvenus à s’émanciper – et les humains, est ce qu’on appelle un Scavenger. Son rôle est de tuer les Zoids afin de ramasser autant de pièces électroniques possible pour pouvoir les recycler. Alors qu’il paraissait heureux, entouré de ses amis et de son mentor, ces derniers se retrouvent capturés en pleine mission par un robot ennemi et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour les retrouver afin de les délivrer du triste sort qui les attend.
C’est ainsi qu’il fera la connaissance de Belle, une humanoïde avec laquelle il se liera d’amitié malgré le fait que celle-ci ne soit qu’à moitié humaine. C’est le personnage que j’ai trouvé le plus touchant car de par sa nature, Belle est souvent rejetée des autres et seul York parvient à voir plus loin et s’attache réellement à elle, en oubliant totalement sa différence. J’ai d’ailleurs eu l’impression que l’auteur écrivait une certaine morale au travers de leur relation, comme pour expliquer aux plus jeunes la tolérance.

Etant assez court, ce roman se lit rapidement et la plume de l’auteur se montre d’une additivité et d’une fluidité incroyable. Dès les premiers chapitres il parvient à nous transporter dans son récit et ce jusqu’à la fin. J’aurais tendance à dire que malgré l’action omniprésente il m’a manqué quelques rebondissements pour être totalement happé mais, je pense, que c’est volontaire de la part de l’auteur. D’ailleurs cette linéarité appuie indirectement la fluidité du roman et même si je ne fais pas partie des lecteurs visés cela n’a ni parasité ni handicapé ma lecture. Je pense d’ailleurs que ce roman peut autant plaire aux adultes du fait de son univers riche et complexe, qu’aux enfants à l’aide d’un style d’écriture fluide et de dessins totalement captivants.

Pour terminer je ne pensais vraiment pas autant apprécier cette lecture, ce qui m’a totalement et agréablement surpris. Même si cette aventure manque de rebondissements, j’ai apprécié suivre nos héros aux travers de différentes forêts de tuyaux et marrés de boulons où l’action déborde et où je ne suis pas ennuyé une seule fois. Je lirai d’ailleurs très certainement la suite de cette nouvelle saga qui ravira petits et grands.

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