Réminiscence, tome 1 : Pré-sentiment d’Eloïse Clunet

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★★☆☆☆ (2/5) — « L’idée de base est bonne mais il y a trop de clichés, d’incohérences, et un réel manque de crédibilité. Je pense que ‘Pré-sentiment’ peut plaire aux adolescents et même à un certain type de public, mais le livre réunit malheureusement tout ce qui est rédhibitoire pour moi. »

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« Eloïse Clunet nous offre une romance paranormale entraînante et envoûtante, parsemée de mystères. » — Artalys

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre : Réminiscence, tome 1 : Pré-sentiment
Auteur : Eloïse Clunet
Editeur : Artalys
Genre : littérature française, romance, bit-lit, fantastique
Parution : 21 août 2013
Nombre de pages : 224

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Cassandre possède des dons lui permettant d’entrevoir l’avenir, qui ont fait d’elle une jeune fille à part. L’arrivée de Lucas, un jeune homme d’abord vu en rêve avec un inconnu devant une colonnade céleste, va bouleverser sa vie. Il entreprend de la séduire et l’aide à développer ses dons, malgré des drames qui s’enchaînent autour d’elle. Elle découvre qu’elle fait partie d’un groupe d’individus doués de pouvoirs psychiques où elle n’a malheureusement pas que des amis. Il y aura Aaron, le protecteur, et une très puissante et énigmatique rivale.

⇢ AVIS

8
ERIKA
Note : ★★☆☆☆ (2/5)

Il s’agit d’un livre qui m’a été envoyé gracieusement en format numérique grâce aux partenariats organisés par Livraddict. Je vais donc commencer par remercier et l’équipe et l’auteure qui m’ont permis de découvrir ce roman qui me semblait très prometteur. Malheureusement, je ne fais pas partie des nombreuses personnes qui ont adhéré à l’univers de ‘Pré-sentiment’ et je n’ai pas réussi à terminer ma lecture.

Ce premier volume de la saga ‘Réminiscence’ raconte l’histoire de Cassandre qui possède des dons et l’auteure nous les fait découvrir par le biais de ses différentes rencontres avec d’autres personnes comme elle, notamment Lucas et Aaron. Il y a de nombreux personnages dans ce livre et certains sont plus sympathiques que d’autres. Je trouve qu’Eloïse Clunet a réussi à donner beaucoup de charme à Lucas et Aaron et c’est un point qui saura charmer les lectrices amatrices de ce type de personnages, et de ce type de lecture.

Ce n’est cependant pas mon cas et comme je le disais plus haut, j’ai abandonné le livre. C’est pourtant quelque chose que je fais très rarement. J’ai été jusqu’à 65 % de ma lecture avant de me décider à tout arrêter, et je vais vous en expliquer les raisons. Il faut cependant noter qu’au tout début j’ai vraiment accroché à l’histoire et aux personnages, je pensais même partir pour une lecture incroyable parce que l’auteure m’a directement transportée dans son monde ! Malheureusement elle n’a pas réussi à m’y garder et j’ai déchanté ensuite…

Je ne suis pas du tout sensible au style d’écriture que je trouve trop enfantin. Je pense que je ne suis pas le public visé par ce livre et que des adolescentes apprécieront plus l’aventure. Et paradoxalement, il y a tellement de scènes de sexe dans ce livre, que je ne suis pas sûre que cela soit adapté pour un jeune public. Je n’ai pas compris cette envie à moitié masquée d’Eloïse Clunet de faire copuler tous ses personnages. Je sais que l’érotisme est un genre qui marche fort bien en ce moment mais cela ne veut pas dire qu’on peut placer des scènes de sexe (parce que non, ce ne sont même pas des scènes d’amour) partout. J’ai été très dérangée par ce point.

Ensuite, il y a beaucoup trop de clichés et d’incohérences, sans parler du cruel manque de réalisme de l’histoire. Et en disant ça je ne fais pas référence à l’aspect fantastique, que j’ai beaucoup aimé. D’ailleurs si cela avait été correctement exploité je pense que j’aurais été une grande fan de ‘Pré-sentiment’. Mais j’ai tristement constaté que plutôt que de développer une véritable histoire, l’auteure a fourni des raisons peu crédibles pour chaque don. J’ai eu l’impression qu’elle brodait son histoire au fur et à mesure, qu’elle n’avait rien prévu de concret et qu’elle trouvait donc une raison (souvent peu plausible) aux événements sur l’instant, une réponse tirée par les cheveux juste histoire de dire qu’il y en a une. J’ai passé plus de temps à m’arrêter pour soupirer, secouer la tête et donc être dépitée, qu’à lire réellement.

Et parce que je ne suis pas quelqu’un qui critique négativement sans raison, j’ai pris la peine de relever quelques exemples pour appuyer mes dires. Pour l’aspect incohérent, le premier élément noté c’est celui du père qui ne veut pas que sa fille s’habille de manière trop osée, il ne veut pas qu’elle grandisse et donc la protège, mais ça ne le dérange pas de la jeter dans les bras d’un jeune homme pour assurer son avenir professionnel. Il y a une grosse contradiction ici, soit le père est bipolaire, soit l’auteure ne s’est pas mise d’accord avec elle-même. Concernant le manque de réalisme je n’ai pas pu m’empêcher de relever le moment où Déborah dit « Les amies, c’est fait pour ça » alors qu’elle ne connait Cassandre que depuis quelques heures. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais personnellement il me faut plus d’un jour pour considérer une personne comme étant une amie. L’amitié est basée sur la confiance et seul le temps peut l’offrir. Enfin pour ce qui est de la crédibilité je me souviens de la partie où Lucas lui apprend que faire l’amour a permis de développer son don. Comme par hasard ? On en revient à ce que je disais plus haut.

Ce sont ces éléments qui m’ont posé problème et me font dire que l’auteure a construit une histoire un peu bancale en ajoutant petit à petit des éléments pour en justifier d’autres. J’ai donc trouvé le tout un peu trop brouillon pour accrocher et j’en suis la première désolée. Je n’ai cependant pas mis la note minimale parce que je n’ai pas eu le courage d’aller au bout de ma lecture. Peut-être que la fin est mieux que ce que j’ai lu jusqu’ici.

Je ne suis pas déçue à proprement parlé par ce roman, mais ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Eloïse Clunet a eu d’excellentes idées et je pense vraiment qu’elle peut faire mieux en tant qu’auteure si elle travaille un peu plus ses problèmes d’incohérences et ce style un peu puéril présent dans les dialogues et parfois la narration. Je pense que ‘Pré-sentiment’ peut plaire aux adolescents et même à un certain autre type de public, mais le livre réunit malheureusement tout ce qui est rédhibitoire pour moi. Je ne peux donc pas le recommander à qui que ce soit.

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