Le jeu du maître, tome 1 de James Dashner

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★★★★☆ (4/5) — « Un avis global positif pour Erika comme pour Steven mais des points négatifs, différents d’un lecteur à un autre, ont tout de même été relevés. ‘Le jeu du maître’ reste cependant une lecture qui a été appréciée. »

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« Entre mystère et manipulation, un voyage au tréfonds de la réalité. » — The New York Times

⇢ FICHE TECHNIQUE

Titre original : The eye of minds
Titre français : Le jeu du maître, tome 1
Auteur : James Dashner
Editeur : Pocket Jeunesse
Genre : littérature étrangère, jeunesse
Parution originale : 08 octobre 2013
Parution française : 03 mars 2016
Nombre de pages : 286

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⇢ QUATRIEME DE COUVERTURE

Quand le quotidien est sans intérêt, que les rêves n’existent plus, il reste la réalité virtuelle : comme la plupart des jeunes de son âge, Michael passe son temps sur le VirtNet, une plateforme tentaculaire à mi-chemin entre un jeu vidéo et un réseau social.

Relié au serveur par des fils sensoriels, son cerveau baigne en quasi-permanence dans cet univers parallèle. Mais quand une série de suicides – bien réels, ceux-là – intervient dans le cadre du jeu, Michael et ses amis hackers tentent de prendre les choses en main.

Qu’est-ce qui pousse les joueurs à mettre fin à leurs jours ? L’intelligence artificielle aurait-elle pris le pas sur la réalité ?

⇢ AVIS

8
ERIKA
Note : ★★★★☆ (4/5)

En tant que très grande fan de la saga ‘L’épreuve‘ (GLADERS dans l’âme !) j’avais très envie de découvrir cette nouvelle série de James Dashner. Je suis malheureusement loin d’avoir autant aimé et je me suis même parfois un peu ennuyée. Il y a cependant énormément de points positifs à ce premier tome et je n’en ai certainement pas terminé avec cette trilogie.

‘Le jeu du maître’ nous place dans une réalité virtuelle que j’ai personnellement trouvée effrayante car elle représente une crainte grandissante en moi : que le virtuel finisse par remplacer le réel. Nous vivons dans une époque à la pointe de la technologie où tous les jeunes (et moins jeunes) passent plus de temps derrière un écran qu’à vivre réellement. On remplace le personnel par des machines, les japonais nous offrent des robots à forme humaine particulièrement réalistes et petit à petit l’être humain ne semble plus pouvoir vivre sans les dernières technologies. C’est avec tristesse que je constate que le contact humain est moindre à présent et que je m’inquiète du monde dans lequel vivront nos enfants. Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que c’est selon moi autour de tout cela que tourne l’histoire. James Dashner a dit lui-même que ‘Le jeu du maître’ n’était pas une dystopie et que cela pourrait arriver demain. C’est une réalité, un jour peut-être nos descendants se plongeront dans une réalité virtuelle qui semblera bien plus alléchante que la vraie vie et peut-être s’y perdront-ils.

Ici c’est Michael qui a pris l’habitude de vivre plus souvent dans le Sommeil que dans le monde réel. Ses parents sont absents, sa gouvernante est souple et lui préfère s’enfermer dans son Cercueil dernier cri et rejoindre le VirtNet plutôt que de respirer l’air frais. Là-bas il y retrouve ses deux meilleurs amis, Sarah et Bryson. A eux trois ils forment un trio vraiment attachant que j’ai beaucoup aimé, et même totalement adoré. C’est d’ailleurs leur relation et l’humour assez présent dans leurs différents échanges qui m’ont le plus charmée dans ce livre. Tandis que Sarah représente le sérieux, Michael est le courage et Bryson est l’humour.

– Tout le monde affiche sa plus belle expression je-n’ai-rien-à-me-reprocher, dit-il. Et suivez-moi.
– Mec, pourquoi tu as dit ça ? se plaignit Bryson. Maintenant je vais avoir l’air plus coupable que jamais.

– Est-ce qu’elle est sexy ? demanda Bryson
Michael frémit à cette idée.
– Elle a au moins soixante ans, mec. Peut-être même soixante-dix.
– Et alors ? Ca ne répond pas à la question.

Ces deux extraits montrent assez bien le personnage qu’est Bryson et son humour est amplifié par celui de Michael et la fausse indifférence de Sarah. J’ai vraiment adoré ce trio.

Concernant l’histoire, j’avais peur de me retrouver dans quelque chose de trop similaire à la saga ‘L’épreuve’ mais ça n’a pas du tout été le cas. Je dirais presque « Malheureusement » car il m’a manqué quelque chose avec ‘Le jeu du maître’. Le thème est excellent, les personnages sont attractifs et le style de l’auteur est toujours aussi fluide et agréable, mais c’est dans le déroulement de l’histoire que j’ai bloqué. Pour commencer j’ai eu du mal à bien tout saisir au début. Je pensais que c’était dû à mon choix de lire en anglais mais Steven m’a confirmé qu’il avait eu le même problème avec la version française. C’est une lecture qui n’est pas si facile et qui oblige le lecteur à rester bien concentré sinon il perd le fil. J’ai tendance à avoir l’esprit qui part parfois ailleurs et du coup j’ai souvent dû relire certains passages. A la fin j’ai fini par en avoir mal à la tête de devoir me concentrer à ce point… Heureusement ça devient plus simple au fil des pages.

Le sujet choisi est réellement intéressant mais j’aurais aimé que l’aspect codage soit plus mis en avant. J’ai eu parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo pas forcément travaillé et il m’est arrivée par moment de m’ennuyer. En d’autres mots j’ai trouvé que cela manquait de rythme. Fort heureusement, cela se lance à la fin et je me suis donc dit « Tout n’est pas perdu ! ». D’ailleurs celle-ci, bien qu’en partie prévisible, était très bien trouvée et promet un second tome captivant ! J’ai donc bon espoir d’apprécier le prochain volume, car honnêtement le seul élément vraiment dérangeant était cet aspect un peu ‘plat’ au milieu du livre.

En conclusion, l’idée de ce monde futuriste dans lequel le cyberterrorisme est plus présent m’a conquise et je me suis réellement éprise des personnages. J’ai également apprécié de retrouver la fluidité du style d’écriture de James Dashner. Cependant, je ne suis pas convaincue à 100 % par le déroulement des événements qui m’ont semblé un peu lents. Cela ne m’empêchera pas pour autant de lire la suite et j’espère que les deux prochains tomes seront plus rythmés et sauront me convaincre davantage au niveau du scénario.

1
Ce livre entre dans le challenge Déstockage de PAL.

8
STEVEN
Note : ★★★★☆ (4/5)

J’ai l’impression d’avoir découvert la saga ‘L’épreuve’ hier. C’est pourquoi c’était avec une grande impatience et une énorme crainte que je me suis plongé dans le nouveau récit de James Dashner. En effet j’ai adoré sa première saga et j’avais très peur de ne pas réussir à m’en détacher assez pour être happé par cette nouvelle ou de me trouver dans une sorte de copie de cette dernière.

Heureusement pour moi les univers sont totalement opposés malgré quelques codes qu’utilisaient déjà l’auteur dans ses précédents écrits relevant de la science fiction pure et du high-tech. Ici vous vous retrouvez plongés entre virtuel et réalité. La frontière est si mince qu’au début de ma lecture je n’arrivais pas vraiment à trouver mes repères pour apprécier pleinement cette nouvelle ambiance. De plus, l’auteur n’a rien changé de sa plume et bon nombre de nouveaux noms communs apparaissent accentuant la encore un peu ma confusion initiale. Il crée encore une fois un vrai vocabulaire spécifique à sa fiction et invente de véritables prouesses techniques à bluffer les plus aguerris de celles-ci. Une fois passé le premier quart de ce roman et une fois familiarisé avec cette simulation j’ai été totalement happé par ce roman où l’action est permanente et s’intensifie au fil des chapitres.

Notre héros Michael est réellement attachant et a tout de l’antihéros que j’apprécie dans mes lectures. C’est un adolescent tout ce qu’il y a de plus normal piégé dans un monde virtuel où il aime se perdre et oublier son existence banale. À l’aide de la réalité virtuelle chacun semble immortel et possède une infinité de vie possible. Cette constatation m’a énormément interpellé du fait que la génération actuelle est elle aussi exagérément encrée dans la virtualité à cause d’Internet et de ses composants tels les smartphone ou autres gadgets. Qu’en sera-t-il dans les années à venir alors que les interactions et échanges entre deux personnes réelles se perdent ? J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur dressait un avertissement quant à nos nouveaux modes de vie et insistait énormément sur le fait que la vie n’était en aucun un jeu où l’on s’en sortait toujours vivant. Comme tout ado ancré dans cet univers, il s’est créé des liens avec deux autres avatars de cette vie virtuelle que j’ai appréciés mais que j’aurais aimé connaître davantage. Le trio qu’ils forment tout au long de cette aventure est vraiment soudé et démontre que la distance réelle qui les sépare n’empêche en rien leurs sentiments. Cette aventure virtuelle et les épreuves qu’ils devront traverser fera accroître encore plus cette union.

Le style et la plume de l’auteur sont aussi efficaces et additives qu’à son habitude. Ici encore il maîtrise d’une main de maître son récit et l’ambiance qui en découle. C’est étrange cette sensation que j’ai ressenti tout au long de ma lecture comme si j’avais moi aussi effectué cet étrange voyage dans un monde virtuel ou tout semble pourtant si réel, un peu comme un rêve. L’auteur parvient à donner vie à un monde complètement irréel et j’ai apprécié me perdre et voyager dans le VirtNet. Tout ça accompagné de retournements de situations auxquels je ne m’attendais pas. Les dernières pages sont à couper le souffle, même si certaines hypothèses que j’avais émises se sont révélées justes, l’auteur répond à nos questions mais accroît encore plus ma curiosité sur cette cyber-aventure alliant terrorisme et hautes technologies.
L’unique chose que j’aurais à reprocher à son monde est qu’il nous y dépose sans aucunes explications au préalable ce qui m’a quelque peu perdu. J’aurais aimé que l’auteure nous situe dans le temps car dès le départ nous ne savons pas si l’histoire se déroulait à notre époque ou à une époque beaucoup plus avancée. Un petit historique de cette avancée technologie n’aurait pas été de refus. Il vous faudra certainement un petit temps d’adaptation afin de réellement vivre l’expérience Lifeblood ou le virtuel prend le pas sur la réalité.

En conclusion James Dashner nous ouvre les portes d’un nouvel air avec ce roman. Celui de la réalité virtuelle où j’ai apprécié vogué accompagné d’un héros aussi simple que vous et moi et je continuerai l’expérience sans hésiter malgré la perte de repère initiale que j’ai ressenti au début de cette lecture. J’ai vraiment hâte que sorte le second tome.

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10 commentaires

  1. Ah! La chronique que j’attendais! Bon, j’avoue que ce lire m’intriguait! Et, je ne sais pas si je vais me plonger dedans… Le thème me parle beaucoup mais l’avis d’Erika, qui s’est ennuyée à certains moments me laisse perplexe. Et, même si Steven, toi, tu ne sembles pas avoir eu ce ressenti… je sais pas. Si je tombe dessus, je le feuilletterai pour me décider je pense!

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    • Peut-être que tu devrais lire un ou deux avis supplémentaires ? C’est vrai que Steven et moi avons la même note finale mais pas le même avis, du coup ce n’est pas facile de se faire une idée xD

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  2. J’ai beaucoup aimé ma lecture moi aussi, mais c’est vrai qu’à certains moments, il faut suivre. Il m’est arrivé de revenir en arrière parce qu’il y avait quelque chose que je n’avais pas compris.
    Sinon, vivement le 2nd tome !

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    • Oui il m’a fallut quelque temps pour comprendre tout le nouveau vocabulaire apporté par l’auteur.
      Oui allé d’ici quelques mois nous l’aurons dans les mains.

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